Vous aussi vous rêvez de vous simplifier la vie? Laisser le passé derrière vous? Déposer des valises trop lourdes? Lâcher prise et enfin être zen? Dans son blog à succès Zen habits, Leo Babauta partage ses méthodes pour y parvenir. Et si le bonheur était à portée de main…

Mais qui est Leo Babauta?

Petite biographie accélérée. Leo Babauta est originaire de Guam, une île perdue dans l’océan Pacifique, pas loin des îles Mariannes, en Micronésie. Il est écrivain/blogger et vit en Californie. En 2007 il a créé le blog Zen habits qui est devenu parmi les plus visités au monde. Il y présente ses techniques pour être plus zen et plus heureux.

Pourquoi Zen habits a-t-il tant de succès?

Leo est Monsieur Tout-le-monde. C’est votre voisin, votre collègue, une personne qu’on croise tous les jours à la boulangerie. Qu’a-t-il de spécial? Rien. Et c’est ça qui le rend intéressant. Il n’est ni expert, ni médecin, ni sage ni gourou. C’est juste un type comme vous et moi qui a décidé un jour de changer sa vie en la rendant plus simple pour être plus heureux. Et ça a marché.

En mettant en pratique quelques principes simples, il est parvenu à accomplir pas mal de choses en quelques années (pour info, il est père de 6 enfants) :

1. Arrêter de fumer;
2. Se mettre à la course pour évacuer le stress post-cigarette;
3. Se réveiller plus tôt pour courir et profiter de la tranquillité de premières heures du jour (4h30 du matin!);
4. Courir des marathons;
5. Mieux organiser son travail;
6. Supprimer la junk food, les sucreries et tout ce qui ne rime pas avec hygiène de vie;
7. Devenir végétarien;
8. Perdre plus de 20 kilos (la course et les carottes ça aide);
9. Doubler ses revenus avec un second job;
10. Ecrire un livre;
11. Rembourser ses dettes et économiser;
12. Lancer un deuxième blog;
Etc. etc. etc.

La liste continue. Elle est longue et c’est tant mieux. Le but n’est pas d’écrire une hagiographie mais de dire qu’avec un peu de méthode et de volonté il est possible de changer sa vie (en mieux). Le chemin est une succession de petites choses, des petites victoires qui mènent à un mieux-être général. On ne se réveille pas un jour transfiguré.
C’est un travail quotidien qui demande abnégation (un peu) et discipline (beaucoup).

Leo Babauta et le domaine public

Non seulement Leo se simplifie la vie mais en plus il partage ses méthodes à travers des articles, des livres et des formations. Et en plus ses textes sont libres de droits et dans le domaine public. Chacun est donc libre de les reprendre, les publier et même les vendre. Leo s’en fout. Leo est zen.

Concernant l’abandon de ses droits d’auteur sur le contenu de ses blogs, son point de vue est simple. Il estime que les droits d’auteur profitent d’abord aux entreprises qui les gèrent. Il n’était pas mieux loti en les ayant et il n’est pas plus malheureux en ne les ayant plus. Il ne voit pas en quoi le partage de son travail est un problème. Au contraire, plus les gens y ont accès, mieux il se porte.

Si certains arguments pourraient plaider en faveur des droits d’auteur Leo propose une réflexion pertinente:
1. Pour son référencement, Google n’aime pas la duplication de contenu (une personne a le droit de reprendre ses textes à son compte et donc de les republier). Leo en est bien conscient mais le référencement n’est pas important à ses yeux;
2. Concernant une éventuelle perte de revenus, il pense que sur les milliers de personnes qui lisent ses ouvrages, toutes ne les auraient de toute façon pas achetés. C’est donc du contenu accessible plus facilement au plus grand nombre. Accessoirement il remarque qu’il gagne beaucoup mieux sa vie depuis que son blog est dans le domaine public (il vend ses livres et ses formations sur son blog);
3. N’est-il pas soucieux de ce que les gens pourraient faire de son travail? Non, il a fait sa part du boulot et a décidé de lâcher prise. Il préfère même imaginer que quelqu’un s’inspirera de son travail et l’améliorera pour développer d’autres méthodes. Une sorte de cercle vertueux pour le bien-être de tous;
4. Enfin, il espère être crédité si quelqu’un s’enrichit en publiant un livre basé sur son contenu. C’est la moindre des choses.

Soyons désinvoltes, restons zen

A l’heure de la surconsommation et du tout disponible, Leo invite à se débarrasser du superflu. On pourrait résumer sa philosophie comme à « comment faire plus en faisant moins ». Ses articles questionnent la notion d’essentiel. De quoi avons-nous réellement besoin? A quoi attachons-nous de l’importance? Notre bonheur dépend-il de nos possessions? Des questions simples en apparence mais qui peuvent mettre mal à l’aise tant elles renvoient à des peurs et des besoins profonds comme le manque, la reconnaissance, l’image de soi etc.

Zen habits traite aussi des habitudes: comment les changer, comment en faire des outils de développement personnel, comment faire pour qu’elles soient à notre service et non l’inverse.
La méthode est simple et consiste à aller à l’essentiel, se débarrasser du superflu, lâcher prise, méditer, se remettre en question, devenir plus conscient, cesser de procrastiner. Tout ça avec un objectif clair: se simplifier la vie!

Simplifier, d’accord, mais comment?

Chacun jugera en son âme et conscience ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. La simplicité revêt plusieurs formes. Elle peut concerner le matériel – ai-je vraiment besoin de toutes ces paires de chaussures? – ou le relationnel – mon cercle social est vaste, 1 000 amis sur Facebook c’est pas rien, mais quelles relations sont vraiment de qualité? Il s’agit d’abord d’identifier l’essentiel puis de supprimer le reste.

On accumule, on multiplie, on court contre le temps pour en profiter un maximum. On se dit que plus on en fait plus notre passage sur terre aura de la valeur. Mais au final le résultat n’est pas meilleur car on perd la notion de sens. La vie est limitée. Nous le savons tous, et pourtant nous agissons comme si nous l’avions en quantité illimitée. Nous gaspillons un temps précieux à nous focaliser sur des détails sans apprécier vraiment le moment présent.

Le haïku comme principe de vie

Leo prend l’exemple du haïku, une forme de poésie japonaise limitée à 17 syllabes en 3 vers (de 5, 7 et 5 syllabes). L’extrême concision et les contraintes imposées par ce style forcent le poète à se concentrer uniquement sur les mots les plus significatifs et donc à trouver l’essence du message. Avec une telle limitation, il est primordial de se concentrer sur un seul concept et de tirer le maximum de chaque syllabe en allant à l’essentiel.

Leo célèbre le pouvoir des limites et des contraintes pour nous pousser à nous concentrer sur ce qui compte vraiment. Pour simplifier, on fait moins mais mieux. Le superflu disparaît et on profite réellement de ce qui nous tient à coeur. Vous êtes dépendant de vos mails et de Facebook? Réduisez votre accès. Débordé par les projets? Limitez leur nombre. Vous accumulez les vêtements et ne savez plus où les mettre? Faites un tri et donnez. C’est valable pour tous les domaines de votre vie. Allégez-vous, faites de la place, débarrassez-vous des encombrants.

Quelques principes fondamentaux pour simplifier

1. Faire moins mais mieux;
2. Fixer des limites;
3. Reconsidérer ses priorités;
4. Faire une chose à la fois;
5. Changer ses habitudes;
6. Commencer petit;
7. Définir des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporellement définis);
8. Se simplifier la tâche;
9. Simplifier son agenda;
10. Limiter le temps consacré aux emails;
11. Réduire le temps passé sur internet;
12. Simplifier l’archivage (bureau et maison);
13. Simplifier ses obligations (faire une liste des priorités, consacrer du temps aux proches, apprendre à dire « non »);
14. Simplifier la routine quotidienne (établir un rituel pour le matin et le soir);
15. Ranger l’espace de travail pour ne garder que l’essentiel;
16. Ralentir (au propre comme au figuré);
17. Hygiène de vie (du sport et une meilleure alimentation).

Comment ne plus procrastiner (chapitre à lire plus tard)

Dans le même ordre d’idées, Leo s’attaque aussi à la procrastination. Il nous arrive à tous de se dire qu’on fera ce truc plus tard. Et plus tard devient demain. Et demain n’arrive jamais. Et rien ne se passe. C’est normal, c’est humain. Mais si remettre au lendemain nous soulage à court terme, l’inaction finit par laisser un goût amer.

Pour se défaire de cette habitude peu productive, quelques trucs simples:
1. Prendre soin de soi. La procrastination trouve souvent sa source dans la fatigue et le manque d’énergie. Première chose à faire, s’écouter, s’accorder du repos, se déconnecter, lire, méditer, faire du yoga ou du crochet. Peu importe tant qu’on recharge ses batteries et qu’on retrouve une tranquillité d’esprit pour agir de façon juste;

2. L’engagement. S’engager à faire quelque chose auprès de quelqu’un est une bonne façon de s’y tenir. Faites le test. Engagez-vous à faire… sinon… Résultat garanti. C’est comme une promesse faite à un ami. On fait tout pour la tenir. A condition bien sûr que l’engagement et la « punition » aient une valeur symbolique forte. Etre privé de café pendant une semaine si on n’en boit pas sera peu stimulant. Ne pas placer pas la barre trop haut, se fixer un objectif accessible. Et passer à l’action;

3. Se créer un espace. Un environnement propice à la distraction engendre la procrastination. Plutôt qu’agir nous préférons consacrer notre temps à ces petites tâches chronophages (vérifier ses messages, répondre aux mails, regarder des vidéos de chats sur Facebook etc.). Difficile de se concentrer lorsque le contexte nous pousse vers le superficiel. Donc la première chose à faire est de se créer un espace. Désactiver le Wi-Fi, bloquer Internet ou débrancher le routeur, éloigner la tentation du web. La concentration ne s’en portera que mieux;

4. Trouver de la joie en toute chose. Quand nous considérons le travail comme quelque chose de difficile, stressant, accablant ou effrayant il est difficile de ne pas procrastiner. Il faut donc changer son état d’esprit. Si on aime ce qu’on fait, le reporter n’a plus de sens. L’astuce consiste à trouver de la joie dans l’activité. Ne faites pas comme si c’était une corvée à surmonter, ou une épreuve à traverser. Au lieu de cela, voyez ça comme une activité précieuse, une sorte de privilège qui n’est pas accessible à tous. Ca deviendra une source de plaisir et d’apprentissage. Amen.

Voilà quelques pistes que donne Leo pour être zen. Il y en a beaucoup d’autres sur de nombreux sujet, notamment sur comment méditer, voyager léger, être plus calme ou mieux respirer. C’est vraiment intéressant, en plus d’être bien écrit et accessible. Et ses livres valent largement les quelques euros à débourser. Petit bémol, il lui arrive d’enfoncer des portes ouvertes et a tendance à se répéter. Mais quand il s’agit de développement personnel, on a beau savoir, on ne met pas forcement en pratique. Des piqures de rappel sont donc toujours bienvenues.

Zen habits est en anglais mais on peut retrouver ses articles traduits sur de nombreux site et blogs, notamment Habitudes Zen d’Olivier Roland (qui a écrit la préface du livre L’ Art d’aller à l’essentiel). Pour celles et ceux qui désirent approfondir l’univers de Leo en français, Habitudes Zen est la version la plus fidèle et la plus complète.

Quelques livres de Leo Babauta pour les curieux

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