Parce que la musique adoucit les moeurs… Voici une sélection musicale pour se sentir bien.

The Whitest Boy Alive: Rules (Bubbles – 2009)

Le norvégien Erlend Oye a délaissé les guitares acoustiques et les balades au coin du feu de son duo Kings Of Convenience pour réaliser deux albums de pop dansante avec le groupe The Whitest Boy Alive. C’est frais, léger, sensuel, envoûtant et pour le morceau Island ça se termine en apothéose. Parfait. On en redemande.

Colin Stetson: Judges (Constellation – 2011)

Saxophoniste surdoué au cv impressionnant (il a joué, entre autres, avec Tom Waits, Arcade Fire, TV On The Radio, David Byrne) Colin Stetson pratique la respiration circulaire, il peut donc souffler plusieurs minutes en continu. La plupart de ses morceaux sont enregistrés en une seule prise et il n’y a pas d’overdubs (sons ajoutés ultérieurement). Il place des micros sur et dans ses instruments ainsi qu’autour de son cou afin de capter les mélodies qu’il parvient à produire avec sa voix tout en jouant. Le résultat sonne comme quelque chose d’extraterrestre, unique, rarement entendu auparavant. Deuxième partie d’une trilogie, New History Warfare vol.2: Judges a été enregistré par Efrim Menuck (Godspeed You Black Emperor!), mixé par Ben Frost et compte Laurie Anderson parmi les invités.

DJ Koze: Amygdala (Pampa Records – 2013)

Remixeur réputé pour sa capacité à respecter l’oeuvre originale tout en se la réappropriant complètement à travers son univers décalé, Stefan Kozalla nous invite dans son atelier baroque empreint d’une douce folie. Avec lui tout est permis sans tomber pour autant dans la surenchère. Ses productions sont surprenantes mais précises avec beaucoup de groove et d’émotion. Ici la voix de Sasha Ring (Apparat) se marie parfaitement à la mélancolie dansante du morceau.

Fennesz: Venice (Touch – 2004)

En 2004, trois ans après le succès de Endless Summer et diverses collaborations (Jim O’Rourke, Peter Rehberg, Mika Vainio), le guitariste autrichien Christian Fennesz revient avec l’album Venice riche en textures et harmonies et presque exclusivement instrumental. Pour un morceau il fait appel à la voix chaude et hypnotique de David Sylvian qui renforce la profondeur des neuf titres.

Fela Kuti: Roforofo Fight (Jofabro – 1972)

On pourrait écrire des livres sur Fela Kuti, son engagement politique, son club Shrine à Lagos, sa discographie pléthorique, ses concerts mythiques, ses morceaux interminables etc. Le saxophoniste nigérien est au début de sa carrière lorsqu’il publie l’album Roforofo Fight dont est extrait ce titre. Accompagné du batteur Tony Allen avec qui il va façonner l’afrobeat, il pose les bases de ce qui sera sa marque de fabrique: message politique fort (chômage, emprisonnement) et groove irrésistible étiré sur plus de 10 minutes.

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