Parce que la musique adoucit les moeurs… Voici une sélection musicale pour se sentir bien.

Alva Noto + Ryuichi Sakamoto: Vrioon (Raster-Noton – 2002)

Vrioon est la première collaboration entre le pianiste japonais Ryuichi Sakamoto et le designer sonore allemand Carsten Nicolai. C’est également la première pièce du puzzle en cinq partie de leur série VIRUS (chaque première lettre de chaque album forme le mot « virus »). Au-delà de l’aspect conceptuel, les motifs dissonants du piano de Sakamoto et l’électronique minimaliste de Nicolai s’emboitent harmonieusement pour laisser une grande place au silence. Le résultat est impressionniste, mélancolique et avant-gardiste mais aussi terriblement sensoriel. Un album magnifique qui passe l’épreuve du temps. 

Philip Glass: Kundun (Nonesuch – 1997)

Musique du film éponyme de Martin Scorsese consacré à la jeunesse du Dalai Lama (pas son meilleur film, le réalisateur américain s’en sort mieux dans les rues new-yorkaises), Kundun est une succession de morceaux courts qui mélangent instruments traditionnels tibétains et motifs répétitifs chers à Philip Glass. Si le film ne convainc pas complètement, la musique, elle, est magnifique.

Brian Eno: Ambient 1: Music for Airports (Polydor – 1978)

A l’opposé de la muzak (musique d’ambiance aseptisée et insipide, appelée également musique d’ascenseur), celle proposée par Brian Eno, ancien membre de Roxy Music, crée un espace émotionnel propice à la méditation. Cet album est une porte d’entrée incontournable pour découvrir la musique ambient.

Ballaké Sissoko & Vincent Segal: Chamber Music (No Format! – 2009)

Enregistré en 3 jours à Bamako, Chamber Music mélange deux univers très différents: la musique malienne traditionnelle et le classique. C’est la rencontre entre la kora de Sissoko et le violoncelle de Segal. Les deux musiciens ont pris le temps de construire leur amitié avant d’enregistrer cet album et ça se ressent dans les 10 morceaux principalement instrumentaux (la chanteuse Awa Sangho est invitée sur un titre). Le résultat est un superbe dialogue lumineux et contemplatif.

Jan Jelinek: Loop Finding Jazz Records (~scape – 2001)

Comme son titre ne l’indique pas, Loop Finding Jazz Records est un disque de musique électronique. Pour réaliser cet album référence du mouvement glitch (musique électronique composée de bugs ou d’erreurs analogiques/numériques) du début des années 2000, Jan Jelinek a puisé dans différents disques de jazz et en a extrait une bibliothèque de sons qu’il a ensuite entièrement transformés. Peu dansante, cette musique abstraite qui glisse et dérape crée une rêverie immersive, hypnotique et apaisée.  Idéale pour les audiophiles. En 2017 Jan Jelinek a réédité l’abum sur son label Faitiche avec deux morceaux bonus.

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